Le Khirghizstan, terre de contrastes

Lorsqu’un un ami et collègue m’a proposé de me joindre à lui sur le projet de l’ONG Helvetas de développement du tourisme hivernal (Sustainable Winter Tourism Development Project) au Khirghizstan, je n’ai pas hésité une seconde. Puis il m’a fallu sortir le bon viel Atlas Mondial, qui datant heureusement de 1999, classait déjà le pays dans la section Asie et Moyen Orient. Pour être plus exacte, l’Asie Centrale. Immédiatement, la carte sous mes yeux m’a projetée 28 ans en arrière, lors de mon voyage en Chine….les montagnes du Tian Shan. L’impatience n’a cessé de grandir. Je n’ai pas voulu en savoir plus, je me suis contentée de garder en mémoire le lait de jument fermenté et une soupe huileuse de mouton dans le quel je trempais alors un pain rond et chaud.

La surprise a été d’autant plus grande lorsque j’ai découvert la grande diversité d’un pays qui a gagné son indépendance le 31 août 1991, suite à la chute du bloc soviétique, un pays où des communautés multiples se côtoient dans une entente cordiale, même si les tensions existent parfois avec les pays limitrophes. Culture diversifée, partagée notamment entre Kirgizes, Russes et Cossaques russes, Dungan, Kazakhs, Ouïghours et plus au Sud, Ouzbeks et Tadjiks.

Eglise de la Sainte-Trinité, Karakol

Une terre de contrastes dominée par les montagnes à perte de vue, aux courbes et couleurs multiples, où modernité et cultures ancestrales se côtoient. Le cheval kirghize à la base d’une culture traditionnellement nomade, les cavaliers parcourent la route nationale, le smartphone à la main.

Crédit photo @ Joël Savary

Le projet d’Helvetas nous a mené à l’Est du pays, à Karakol, au delà du Lac Isssyk Kul, véritable mer intérieur de ce pays enclavé. Il a entre autre pour but de favoriser la création d’emplois à l’année pour les actuels guides estivaux, dans le cadre du développement d’un tourisme hivernal durable, notamment par la popularisation de la raquette à neige et du ski de fond.

Notre mission était de faire le point sur le potentiel de développement de la raquette à neige, du matériel et des infrastructures déjà existantes, et de faire des propositions d’actions à entreprendre. Le processus est enclenché, le projet se poursuivra…Inchallah!

En parallèle, il va de soi que je vais proposer la destination en hiver et en été dès 2025. Un voyage d’exception dont on ne peut revenir qu’avec des étoiles plein les yeux! Un voyage sportif et culturel, en raquettes et randonnée hivernale, ou en trekking à pieds et à cheval les mois estivaux.

Le Lac Issyk Kul et Karakol, et les montagnes de Tian Shan, barrière culminant à plus de 7000m au Nord-Est du pays. Au Nord, le Kazakhstan, à l’Est, la Chine.

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